Première compétition 2019 suite à mes mois d’arrêt

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M de la Vallée de l’Iton sonne comme un retour malgré mes nombreuses blessures.

Début de journée :

C’est l’heure de revenir à La Bonneville sur Iton pour le triathlon de la Vallée de l’Iton. Pour la deuxième année consécutive c’est le triathlon du club. Nous sommes donc plus de 60 au départ !

La journée commence bien, ma trifonction a la fermeture éclair qui a sauté car l’embout en métal au niveau du ventre est parti ! S’ensuit une course poursuite pour rafistoler cette dernière avec pince et agrafe !

Bon on finit de charger la voiture avec du retard. Nous arrivons sur place avec du retard mais, je décide de faire la reco du parcours vélo pour Jiji car c’est important pour son premier M seul !

Les préparatifs d’avant course :

Nous arrivons donc limite limite, à moins 1h30 du départ. Le parking bondé, on court vers le retrait des dossards. à ma surprise, je n’ai pas mon nom qui est affiché ! Aie encore une tuile, c’est pas mal journée ! Je cours dans tous les sens pour récupérer le dossard d’un gars du club non partant que je remercie au passage.

On repart à la voiture pour monter les vélos en vitesse et s’habiller. On court de nouveau vers le parc à vélo et au moment de rentrer, le speaker dit qu’il ne reste 5 min pour rentrer dans le parc à vélo pour les retardataires ! Ouf on y est !

On pose les vélos, Jiji est derrière moi, ouf pas besoin de courir. On finit par mettre les combis quand l’orga indique les modalités de la course.

Je mets mon bonnet fourni par décathlon qui explose dans mes mains !! Ce n’est pas possible, là c’est limite un avertissement^^

La présidente du club qui organise l’événement et que je remercie pour avoir donner son avale pour reprendre le dossard d’un absent, me donne un autre bonnet ouf !

Mais bon cette agitation ne m’a pas stressé.

Je me dirige vers le lac, l’eau est bien fraîche (indiqué à 16°C par le speaker). Ma tête se glace, j’ai du mal à la laisser dans l’eau. Je rallonge à chaque fois ma durée dans l’eau et j’essaie de me détendre comme à chaque fois avant la course et ressentir des sensations de glisses.

La natation :

C’est marrant mais la pression n’est pas présente, les femmes partent et je n’ai pas vu Jiji mais j’espère que tout ira bien.

On discute, tout est prêt…

Le départ est lancé et malgré le faite que je voulais me caler sur la gauche pour éviter que des personnes touchent mon épaule, deux personnes sur la première ligne droite m’ont donné de légers coups.

Le départ est chaotique et on le dira tous après beaucoup on reçu des coups ! Ce n’est pas très sympa quand ça se passe comme ça.

Pour ma part, on m’a enfoncé les têtes dans l’eau mais comme mon rythme cardiaque n’est pas élevé ça va, je gère bien les aléas.

Je fais un premier tour prudent sans monter en régime.

La plupart laissent un écart d’au moins une personne entre eux et la boué. Je ne me fais pas prier pour bien tourner à la première et profite d’être moins en nombre pour me positionner pour poser ma nage.

à la fin du premier tour je regarde, les femmes que je dépasse mais pas de Jiji.

triathlon-a-deux-natation-vallee-de-l'-iton-2018
Mon plongeons en 2018 lors de la sortie à l’australienne

2eme tour :

Ma sortie à l’australienne se passe bien. Je ne parviens pas à voir combien je suis placé car les femmes sont devant avec les hommes.

Lors de la longue ligne droite je remonte à hauteur de Jiji. Je me permets de ralentir et vois qu’elle glisse bien, sa natation est propre. Elle respire tous les trois temps, c’est parfait ! Lorsqu’elle tourne la tête vers moi, je lui fais un pouce et lui dit que c’est bien.

Puis-je repars. J’accélère un peu, pour reprendre le retard.

Et je tente d’appuyer un peu plus mes appuis, mais mes épaules se font de plus en plus dur. Pas de miracle, je n’ai pas nagé plus de 1500 m depuis ma rééducation en piscine 15 jours avant.

Transition 1 :

Je sors et vois que le chrono affiche 23 min et quelques secondes, je vois que j’ai 2 min de retard par rapport à l’année dernière. Je me dis que ce n’est pas trop mal, j’ai limité la casse par rapport au temps calculé mais je me dis que pas mal des gars du club doivent être devant.

La combinaison s’enlève bien et la transition n’est pas top mais pas mauvaise pour autant.

J’ai choisi de mettre mes chaussures de vélo dans le parc, car je n’ai pas eu le temps de les attacher avant mon départ.

Vélo :

Let’s Go, je fais un bon début de vélo et la première côte passe bien.

Je finis par rattraper un yerrois qui était devant moi depuis un moment. Et je reconnais la carrure de notre nageur 😉

Je ne pense pas à lui demander qui est devant car le retrouver ici comparais à l’année dernière, je me dis que les gars doivent être loin. Je l’encourage et c’est parti !

C’est un autre Yerrois qui me double peu après. Il m’annoncera après la ligne, qu’il a fait toute la course en tête jusqu’au 6eme km de course à pied. Ce qui faisait de moi le second de la course jusqu’à  quelques kilomètres de l’arrivée vélo où je me fais dépasser par une autre Yerrois, sauf qu’à cette instant dans ma tête je me dis que je suis loin de la tête. Comme quoi être blessé depuis des mois n’aident pas à croire qu’on ne fait pas une si mauvaise course.

Ma seule erreur à vélo est de ne pas m’être ravitaillé lorsque j’ai senti un coup de moue à partir d’une heure de vélo à cause du parcours qui est toujours en relance avec un état de la route moyen. Sûrement peur de retomber sur mon épaule gauche.

Mais je vais perdre facilement 2-3 min avec cette erreur qui se verra sur le cardio car je perds 20 BPM par rapport au reste de la course vélo.

Une gêne au genou gauche me fera compenser inconsciemment sur la jambe droite avec les conséquences en course à pied.

Sur la fin, j’ai pu être avec les 4 filles de tête dont notre Yerroise 😉

Mais la fille la plus forte à vélo m’a mis la pression jusqu’à la fin. Elle était incroyable à revenir sur moi à chaque côte ou virage en descente (et oui après ma chute dans le col de l’Izoard je freine toujours trop). Je constate toujours des écarts de niveaux chez les femmes entre le milieu et le haut niveau, surement dû au nombre de participantes par rapport aux hommes mais pas que…

Transition 2 :

Je descends de mon vélo en déchaussant mes pieds avant la ligne. Pour un premier essai ce n’est pas mauvais.

La première fille me repasse, j’ai l’impression de voir une pro me passer, un vrai boulet de canon^^

J’ai eu du mal à mettre mes chaussettes, et j’aurai dû partir sans les mettres.

D’ailleurs à ce moment je vois notre cycliste qui rentre dans le parc à vélo. C’est là que je réalise que je suis pas loin des premiers du club, ou alors il fait une mauvaise course mais bon difficile à croire.

Je prends enfin mon gel avant de partir car je me sens déjà bien fatigué ou plutôt ramolli.

Course à pied :

C’est partie pour la CAP, j’ai notre cycliste en ligne de mire, mais déjà loin. Ma transition a été longue, je le constate.

J’ai du mal à courir et je sais que je n’ai pas couru depuis plus d’une semaine à cause de mon TFL (essuie glace).

J’ai du mal à monter au-dessus de 13 km/h. Et mon démon revient vite, le point de côté !

Sauf que depuis je sais que quand je sers le poing ça le limite. Je le traîne sans le sentir fortement pendant le premier tour.

Je me fais passer par 2 Yerrois et un troisième me course.

J’arrive à le maintenir à distance pendant 4 km mais ma douleur à l’ischio qui m’avait fait arrêter le triathlon pendant 5 mois revient de plus en plus. Moi qui croyais que mon TFL aller me relancer et bas non c’est l’ischio de ma jambe droite qui revient.

J’en reviens pas car il ne me laissera jamais tranquille ! Je limite les dégâts et me fais passer. Je parviens à allonger ma foulée pour revenir à distance du Yerrois pour qu’il me sert de lièvre jusqu’à la fin. Mais un autre Yerrois nous fait coucou à 3km de l’arrivée qui nous met une certaine pression !

Mon lièvre augmente l’allure et je sais qu’avec ma douleur à l’Ischio qui est de plus en plus intense et les kilomètres qui restent, je dois limiter mon allure pour arriver à ma place. De plus, l’envie de me battre n’est pas présente depuis le début de l’épreuve.

Et ce qui me ramène à la raison c’est que je suis blessé depuis plus de 8 mois et que maintenant que je peux au moins m’entraîner, je ne vais pas tout gâcher alors que dans un mois je fais mon half Ironman des Sables d’Olonne.

Je maintiens ma foulée jusqu’à 200 m de l’arrivée.

Je remonte ma fermeture éclair pour ne pas me faire pénaliser. Sauf que cette année, un arbitre me demande où est mon “collier” qui indique que je suis au deuxième tour, je lui montre ma main me retourne pour franchir la ligne qui est à moins de 10m mais j’entends “hop hop hop, carton !” Je lui demande ce que ça signifie, il ne me dit rien c’est juste un avertissement car c’est un collier et non un bracelet” ! Je passe la ligne, le dis au 4 yerrois présent et l’un deux me dit qu’il l’avait aussi au poignet.

Bon bah à moi d’aller vérifier la réglementation FFTRI car je n’aime pas l’avoir autour du cou.

Fin de course :

Voilà j’apprends je suis 7ème du club comme l’année dernière. Forcément, je suis déçu dans un premier temps. Mais bon après réflexion c’est une bonne course car je cumule les blessures depuis plus de 8 mois.

J’ai repris l’entraînement seulement en janvier avec un mois d’arrêt donc bon cela confirme que mon mode d’entraînement est performant. Je me bas avec ceux qui préparent l’Ironman de Nice qui ont surement 2 à 3 voir 4 fois plus d’heure d’entraînement que moi.

Comme quoi l’efficacité des séances reste l’un des facteurs les plus importants de l’entraînement.

Mon ischio et les autres blessures me laissent perplexe en vue de mon premier Half de l’année mais bon l’important c’est de se faire plaisir. C’est déjà un grand pas de revenir au niveau que je suis avec tous ces petits tracas.

C’était déjà sympa de retrouver tout le monde pour une petite compétition et de discuter avec eux après cette épreuve avant d’aller encourager ma Jiji pour sa fin de course qui finira avec le sourire !  Elle a bien géré sa course sans aller se brûler un peu les ailes comme on doit normalement le faire sur M mais bon c’est son premier ce qui est déjà un bon augure pour les triathlons long comme celui dans un mois.

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