Triathlon L lac des sapins 2018: Une descente aux enfers !

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Affiche triathlon lac des sapins 2018 distance L

Triathlon L lac des sapins 2018: Une descente aux enfers !

 

L’état de forme d’avant course :

Mais qui a dit que la vie était un long fleuve tranquille ?! Cette personne devrait s’inscrire au triathlon lac des sapins^^

J’ai abordé le tri Lac des sapins avec la plus grande appréhension mental et physique que j’ai eu depuis mon inscription au club en fin octobre 2017.

Cela fait maintenant 3 semaines que mon corps n’était pas en forme et j’avais vraiment du mal à récupérer. Des petites gènes à droite à gauche faisant sont apparitions et disparaissaient régulièrement. Sans parler de mes jambes lourdes depuis 3 semaines. La dernière semaine une douleur à l’omoplate  droite qui a duré tout la semaine d’avant course ne m’a pas quitté même avec différents « traitement » (massage, gèle, …). Je sais que cette douleur était déjà intervenue dans le passé dans un autre contexte mais dû au stress. Je savais que je devais donc faire un effort côté mental.

Le mental on y vient ! Quant à lui à lâché une semaine avant lors de ma fameuse journée cauchemar que j’ai fait ma longue sortie dans les Vosges la semaine précédant celle du lac des sapins. Je vous renvoie à l’article sur l’une des pires journées de ma vie, avec son lien (ICI).

Autant dire que tout était réuni pour avoir le maximum d’appréhension et le moins de relâchement possible.

J’ai d’ailleurs voulu prendre le ordinateur à plusieurs reprise la semaine d’avant course pour vous écrire quelques lignes sont mon état générale qui n’avait pas envie d’y aller ! Bon je pense que vous l’aurez compris j’avais bien envie de sauter cette épreuve mais ce n’est pas dans mes habitudes que de faire marche arrière.

 

Jour d’avant course.

Nous quittons notre logement direct le SUD !!! Bon ok ce n’est pas encore vraiment le sud mais nous avons 5h de voiture qui nous mène dans notre chambre réservé sur le fameux site A-&-. Un couple très sympa. Nous déposons nos affaires et nous repartons pour 30 min de voiture pour aller au lac des sapins. Une fois sur place super temps, endroit superbe. Nous faisons le tour du propriétaire et allons retirer mon dossard… Roulement de tambour !!!!!!!! Numéro …….. 156 !

C’est partie ! L’aventure commence, je commence à me prendre au jeu et allons voir ce fameux parcours course à pied car un commentaire de l’organisation sur internet a éveillé ma curiosité « nous vous conseillons des chaussures de trail ». Euh ok mais pourquoi…. Je vous laisse constater par vous-même avec c’est quelques photos ci-dessous.

 

Photos !

 

Autant vous dire qu’on a bien rigolé avec Jiji lors de cette petite balade ! Heureusement pour moi j’avais dit à Jiji, que je préférais prendre les chaussures de trail au cas où.

19h00 un débriefing est donné sur l’estrade nous ne pouvons donc continuer le parcours course à pied et faisons demi-tour pour être à l’heure. Et là c’est la surprise sur deux points mais un seul sera retenu dans ma tête, pas de sortie à l’australienne lors des 3 km de natation ! Dommage, j’aime bien retrouver mes esprits pendant la sortie et surtout regarder le chrono pour savoir quelle stratégie adopter à mi-parcours. Nous nous sommes regardés avec de grands yeux avec Jiji lors de cette annonce !

On pense la même chose, ça sera un bon entrainement avec Embrun qui en est dépourvu aussi.

 

 

 

 

Nous repartons en voiture et décidons de faire le parcours jusqu’à la maison ou nous résidions qui se trouve justement à l’opposé. Le parcours est fléché de manière irréprochable ! Félicitations aux bénévoles que ce soit sur le parcours vélo ou course à pied tout avait été mis en œuvre pour avoir une fluidité dans notre avancé. Le top ! Nous n’avons même pas besoin de regarder la montre mais uniquement le fléchage. Effectivement le faire en voiture ne donne pas vraiment d’indication sur les difficultés d’ascensions car les pentes sont très mal perçues lorsque nous sommes en voiture. Mais bon il est utile car ça donne une première appréhension du parcours, notamment stocké quelques points de repères visuel dans notre tête notamment avant une côte ou lors de descente pour savoir si l’on peut prendre le virage sans toucher aux freins ;).

Un grand plat de pâtes que nous avalons entièrement ! Petit préparatif et nous allons nous coucher !

Parfait j’ai 7h de sommeil le top !

 

 

Le jour de la course :

Réveil plutôt simple pour moi, mon cerveau devait être en action pendant mon sommeil, comme placé en veille, je n’ai aucun mal à ne pas me rendormir tout le contraire de ma Jiji^^

La pauvre même en week-end, je lui inflige ça^^

Malheureusement 7h de sommeil mais toute la suite va nous démontrer qu’on était juste partout !

On décolle à 7h sans avoir petit déjeuné. Nous partons pour 30min de voiture. Le stresse monte un peu. Nous regardons ce que nous à manger mais uniquement de la brioche, donc deux tranches et une fois sur place je mange une barre de céréale, et deux bonbons.

La préparation est stressante, je vais directement au toilette à mon arrivé, jiji avait gentillement préparer mon sac pendant ce temps mais le fait de pas l’avoir fait moi-même me stresse, je perds mon temps à tourner en rond et j’ai du mal à m’organiser pour faire toutes les tâches dans un ordre précis et efficace.

Nous arrivons dans le parc à vélo après 8h10 pour une fermeture prévu normalement à 8h30 décalé à 8h45. Je sors de l’air du parc à vélo 2min avant la fin prévu.

Tout est en place mais je ne me sens pas bien. L’impression qu’il manque un truc, je ne suis pas dedans. Un gars arrête Jiji pour lui dire que seuls les triathlètes ont le droit d’aller plus loin. Top ça augmente mon été de stresse, je finis donc d’enfiler ma combinaison avec Jiji car sans elle je ne sais pas comment je ferai. Je dis aurevoir à Jiji le cœur gros, je suis pas au top je lui dis, elle tente de me rassurer mais rien n’y fait je vais au départ, il est 8h49 et l’animateur parle déjà de rassembler tout le monde pour la présentation et débrif avant course. Voyant des personnes dans l’eau, je me dépêche de me frayer un chemin pour enfin aller nager un peu et tente d’aprivoiser le terrain.

Je rentre dans l’eau est le constat est sens appel, je la trouve froide ! Je me met rapidement à nager, mais la une sensation de tête gelé me prend je dois m’arrêter. C’est quoi ce cauchemar ?! Une eau annoncé par l’organisation à 18°C et pourtant je n’arrive pas à me réchauffer ?! je trouve ça bizarre ce n’est pas dans mes habitude, même sens combis pendant les vacances en Bretagne la sensation est presque similaire sauf que là j’ai ma combinaison…. Je continu mes tentatives pour habituer ma tête à la température. Je me relève souvent pour changer de direction et mettre ma tête en dehors de l’eau.

Je vous le dirai lors de la partie vélo mais le premier signal d’alarme sans que je le détecte viens pourtant d’être donné !

 

La natation :

Le speatches est donné, les concurrents du M se sont lancé il y a 15min, c’est à notre tour ! Je n’ai pas vraiment de pression, j’ai mis mon chrono, j’attends cette confrontation avec la température une nouvelle fois, la corne de brume retenti c’est PARTIE !!!!!! Mais là mon esprit est ailleurs, pas le temps de penser à la température mon positionnement est plus important. L’entrée dans l’eau est compliqué car nous sommes beaucoup à nous élancer rapidement mais les abordes de la berge est difficiles d’accès là ou je suis situé à cause de la végétation. Une fois dans l’eau j’ai suffisamment de place, je gère mon allure avec une accélération que je stabilise à allure raisonnable rapidement.

J’ai devant moi une ligne de triathlète qui me bouche le passage et comme je me dis que mon allure n’est pas si mauvaise je décide de rester derrière. Je sais que les 3 km de natation vont être long et que j’aurai la possibilité plus tard de partir devant.

Je me prends quelques coups pendant les 500 premiers mètres, je tente de les gérer aux mieux. Quand ça vient des côtes je regarde ma position et celle des concurrents pour voir si je peux me décaler. Quand on touche à mes jambes (chose que je déteste) car je n’ai pas envie qu’on me passe dessus, j’accélère.

Le passage des 3 premières bouées, il y a du monde mais je les gère plutôt pas mal. Je fais depuis le début un peu de repérage et lorsque nous attaquons le retour vers le rivage, donc après plus de 800m de natation, ça c’est bien étiré. Moins de monde derrière, tant mieux et à l’avant j’ai mon petit groupe. Je ne respire que du côté droit, donc je n’ai pas forcément l’évolution du côté gauche. Mais bon je sais qu’il y a du monde.

Nous remontons pas mal de pauvres nageurs en difficultés de la distance M qui me font pensée à ma Jiji, j’ai de la peine et j’ai envie de les encourager mais c’est compliqué et mon ventre se tend parfois je ne vais pas risquer un point de côté dans l’eau quand même^^ Mais la je réalise qu’il va falloir passer la seconde dans l’entrainement de Jiji pour ne pas quelle revive un calvaire surtout si elle décide de passer sur distance M qui serait éventuellement l’objectif de saison mais si madame prend le temps de s’entrainer régulièrement. Je le rappel la régularité est primordiale en triathlon.

La bouée du premier tour arrive, je me place avec une accélération l’avant a pris un peu c’est distance et je sais que je suis le poisson pilote de certaines qui me caressent les pieds.

Mon accélération me permet de passer la bouée seule et surtout de tente le fameux virage « dauphin » en tournant sur moi-même que j’ai pu voir lors des WTS du week-end dernier.

Je me dis que c’est le meilleur moyen de jeter un coup d’œil sur ma montre, que j’avais réglé sur le temps avant de partir afin de lire rapidement la valeur. Une fois sur le dos je peux lire 21min 47 sec. Pas mal, je suis satisfait, j’ai eu que 2 problèmes de respirations sur le premier tour et je sais que je suis dans les temps que je me suis fixé voir même un peu élevé. Car 45min revient à 4km/h ce qui était mon meilleur temps visé et 47min le moins bon. Je suis donc sur une base de 44min. Je me sens bien je décide de continuer à cette allure. Je me dis à plusieurs reprises que l’accélération doit être gardé pour plus tard pour ne pas finir à bout !

Je trouve mon allure de respiration avec un petit rythme de musique que je rajoute par-dessus. Et oui cette technique me permet de garder une allure constante et surtout de m’apaiser.

Je passe mon second tour à faire le yoyo avec un gars qui nage bien car je n’arrive pas à nager très droit aujourd’hui… J’ai un bras droit qui pousse plus fort que le gauche et qui me fait tourner. Je relève donc régulièrement la tête pour voir mon écart avec le gars en question et accélère à plusieurs reprise pour me mettre à sa hauteur.

Le passage des bouées sont fluides nous ne sommes que 3 dans le même créneau. 4 autres sont devant et je les vois bien une fois la dernière bouée passé qui annonce le retour vers la berge avec une bonne ligne droite de plus de 700 mètres.

Je comme à revenir dessus et le gars sur ma gauche puis sur ma droite me percutent mais je suis bloqué avec ceux de devant, je vois le gars sur ma droite qui s’est écarté et après avoir voulu passé entre les deux gars devant moi mais rapidement refusé quand j’ai vu qu’ils allaient se rencontrer, je décide de passer sur la droite, je force le gars à droite à me laisser suffisamment d’espace. J’ai l’impression d’être à la piscine et de voir mes efforts récompensé à chaque coup de bras en constatent mon avance qui grandit à chaque respiration sur la droite. Je fini par regarder sur la droite et voir les trois autres personnes qui étaient un peu éloigné sur la gauche, j’ai douté un moment de ma direction mais en relevant plusieurs fois la tête je voyais l’arche blanche en face de moi. J’ai redoublé ma puissance et fréquence des battements de jambes pour diminuer les étourdissements à la sortie de l’eau. Je parviens sur le bord et deux personnes sortent en même temps que moi. Je regarde mon chrono sous l’arche, 44min pile !

 

La t1 :

 

C’est partie pour un petit footing, je ne rigole pas quand je dis ça, je n’ai jamais vu des air de transition si longue ! D’ailleurs c’est le seul reproche que l’on peut leur faire et il faudrait leur poser la question car quand j’y pense une partie pouvait être coupé en passant dans l’herbe pour la sortie T1 uniquement mais courir avec des chaussures de vélo c’était pas le top.

J’arrive à mon emplacement mais certains on préféré retirer leur combinaison dès la sortie de l’eau, et vu la distance ils ont gagné en rapidité ! Par contre il faut vérifier si c’est pas interdit dans le règlement de la FFTri^^ J’enlève ma combinaison une fois à mon emplacement, et je commence par retirer hésiter, je garde ou pas mess lentilles de vue ?! Et oui contrairement au Surviv’Orne, il y a quelques semaines, j’ai testé la natation avec mes lentilles et je confirme, je me sens nettement mieux. J’ai l’impression de maîtriser mes choix et je vais donc garder cette option même si sur les L je vais devoir apprendre à les enlever rapidement car j’ai rapidement enlevé la droite au bout de trois tentatives mais la gauche a été compliqué ! J’ai même mis mes lunettes de soleil à ma vue pensant que je l’avais enlevé pour les retirer et fermé mon œil droit pour constater que je voyais encore de loin avec mon œil gauche. Je retante ma chance deux fois et là jackpot, la lentille est entre mes doigts, je les jette dans mon sac.

Le point intéressant au lac des Sapins c’est la présence de siège de jardin pour chaque emplacement ce qui permet facilement de mettre les sacs avec les affaires en dessous et les éléments important au dessus.

Je finis par partir mais je constate que j’ai passé pas mal de temps avec les lentilles.

Temps total pour la transition : 4min.

 

Partie vélo :

 

C’est partie après une bonne course à pieds avec mes chaussures de vélo, nous parvenons enfin à la fameuse ligne verte qu’il faut franchir pour monter sur le vélo. Me voilà partie pour les 1740 m de dénivelé positif que propose le parcours.

Je ne suis pas forcément au mieux de ma forme je le sens. A seulement 10km, j’ai une douleur sévère au tendon d’achile et les ischio jambier de la cuisse droite me tire violament à chaque gros coup de pédales. La journée va être longue. Je parviens au fur et à mesure à m’acoutumé à la douleur même si j’ai parfois des grosses relances de douleurs.

Ah ma grande surprise, le vent était de la partie. Bon on va dire que là où je roule on a toujours du vent donc ça m’a pas vraiment dérangé même si je pense que sans ce dernier ça aurai pu être beaucoup plus agréable et moins difficile.

Au bout de 25km je me dis que je ne mange pas assez. Pourtant j’ai mangé ma compote sortie natation (on dirait un enfant à qui on demande s’il a pris son goûté !^^ Oui maman j’ai pris ma compote^^), et je mange régulièrement depuis les 15 km et à chaque ravito je mange un bout de banane. Je continu mon parcourt et regarde parfois ma montre pour connaitre ma vitesse moyenne. Comme je vous l’ai déjà dit, il est important de se fixer en fonction de ses aptitudes, sa forme et le parcours une vitesse moyenne que l’on pense respecté. Je peux constaté 26 km/h à 30 km. Ayant retenu le parcours, je sais que j’ai passé le plus gros et qu’il va me falloir passer la seconde sur la fin du premier tour pour revenir dans les moyennes que je me suis fixé, à savoir 29km/h (3h18min) dans le meilleur cas, 28km/h (3h25min) dans la bonne fourchette pour comptabiliser mes 96km. J’étais d’ailleurs partie sur une estimation un peu forte de 30/31 km/h que j’ai corrigé à la suite des résultats des anciennes course du Lac des Sapins qu’ont réalisé les triathlètes de mon club et que je connais en terme de niveau similaire au miens.

Je pousse pas mal jusqu’à la fin du premier tour. Je me suis fait pas mal doublé dans les montés mais je n’ai pas perdu plus de 20 places lors du premier tour. Ce qui reste raisonnable pour une personne comme moi qui n’est pas un cycliste et encore moins un grimpeur.

La fin du premier tour a sonné, je regarde ma montre et le verdict tombe 28.6 km/h de moyenne ! Top je sais que la fin du parcours est plus facile et qu’il ne faudra pas que je m’affole si le chrono redescend à 26 km/h de moyenne.

J’ai devant moi une personne que j’ai doublé dans la descente mais qui roule comme moi, enfin non il roule mieux que moi mais je sais que je peux l’accroché. Je l’ai donc suivi pour terminer mon premier tour sur la partie légèrement vallonné ce qui m’a permis de conservé une bonne allure mais le début du circuit recommence avec au programme ses côtes. Je tente de le garder à vu, tout en constatant que ça revient derrière moi, 3 personnes et ne dira rien côté drafting^^.

Ils reviennent fort et me double sans difficulté, je pousse pourtant mais je les vois s’éloigné rapidement à mon gout. Un autre groupe de 3 cyclistes aussi me rattrape et me dépasse. J’ai beau augmenter mon effort rien ne se passe, il me dépose.

Je commence à réaliser que mon impression de fatigue des 25 km est de plus en plus présente, enfin ce n’est pas de la fatigue mais plutôt de l’inefficacité.

Je ne parviens plus à pousser efficacement. J’avais déjà cette impression après les 25km mais là c’est flagrant, j’ai beau regarder mes jambes je n’ai plus de patate ! J’ai pourtant été inquiété au 25ème km et donc mangé et bue en conséquence mais rien à faire ça ne reviendra pas ! Le cauchemar commence, les cyclistes me double tous un par un et je ne peux rien faire.

Je ne pourrais même pas vous dire ma vitesse moyenne car je ne l’ai pas regardé à la fin du vélo. Et je n’ai pas encore chargé ma montre sur mon ordinateur.

Une chose est sur la descente au enfer est belle est bien commencé ! J’ai du mal à me souvenir car passer les 60 km je n’avais pas la capacité de réagir et simplement de subir la course, même si je tente de me remobiliser en repensant à ceux qui croit en moi. Au 70ème je sombre dans la dépression ! L’envie d’abandonné me vient, et là c’est juste horrible car je continu de voir des cyclistes me doublé sans grande difficulté et moi je sature, mon moral en berne. Je finis même par avoir une montée de larmes, que je m’empresse de refreiner mais 2 secondes plus tard me dit que ça serait peut-être mieux que ça sorte, je n’ai pas pleuré depuis longtemps ça permettrait de faire redescendre la pression. Mais au final elles ne sortent pas. Je me dis que je n’ai plus qu’à finir ce vélo de malheur et de laisser tomber.

Et la c’est une course contre les km qui se dessine, je n’ai plus la patate, je pense à la course à pied, plutôt au parcourt trail qu’offre la course. Je sais que ça va être horrible dans mon état mais bizarrement ça me fait moins peur. Le vélo est juste déconcertant quand on a plus de jus alors que la course à pied reste pour moi plus facile à supporter. La réponse est simple, je viens de commencer réellement le vélo en octobre dernier je n’ai donc pas l’expérience acquise de mes différentes sorties course à pied de ces nombreuses années. Même si je n’ai rien fait d’extraordinaire en course à pied, j’ai le mérite d’avoir déjà souffert et plus d’une fois ! J

La suite vous la connaissait surement, on compte les kilomètres restant sans trop les compters. Aller 76 km, 82 km, 88 km, 92 km, ah c’est la fin je reconnais enfin c’est dernière ligne droite.

L’entrée dans le camping qui rejoint la fameuse ligne de transition me parait interminable ! Je suis enfin à la ligne est le dégout pour la course est à son apogée ! Mon seul réconfort est de retrouver Jiji à qui j’ai pensé sur la fin en me disant qu’elle était là.

 

 

Transition 2 :

Je marche depuis la ligne même si je la longueur de la transition est interminable, je n’en ai que faire.

Je finis par voir Jiji au loin qui me voit marché, en écrivant je me rappelle son changement de visage soudain qui passe de l’attente impatiente de me voir tout massacrer comme au Surviv’Orne à l’étonnement complet de me voir marcher. Je lui fais signe que je suis HS et elle accoure vers moi pour me demander qu’est ce qui ne va pas. C’est vrai qu’au premier tour de vélo, j’avais beau avoir des douleurs, je ne lui ai rien montré, grand sourire et je passe en confiance car des douleurs, je passe mon temps à gérer les douleurs je ne me faisais pas trop de soucis mais le problème était tout autre.

Nous parlons, elle tente de me réconforter mais je suis dans le gaz, comme l’impression de ne plus avoir d’énergie, c’est atroce comme sensation. L’impression de ne servir à rien, de n’avoir rien à faire ici.

Je suis enfin à mon siège après surement plus d’une minute trente de marche^^, Je mets mon vélo dans le rack et je peux enfin m’assoir, je commence par faire beaucoup de longue et grosse respiration pour essayer de me détendre et d’évacuer tout le négatif, stresse, fatigue, ma négative attitude qui avait pris une telle ampleur sur cette course.

J’ai dit à Jiji lorsque l’on marchait que j’avais envie d’abandonner. J’avais besoin que ça sorte pour le sortir de ma tête et je savais que le dire à Jiji allait forcément jouer dans le bon sens.

Heureusement qu’elle était ! Heureusement que mon vélo n’est pas trop loin de la grille qui nous sépare pour continuer d’échanger un peu ça me permet de redescendre petit à petit de cette enfer que j’ai vécu sur le vélo.

Je sais que si je veux repartir je dois prendre mon temps de redescendre ! Je sais que le chrono n’a plus d’importance, depuis le vélo je me suis formaté l’esprit dans le but d’une reconquête de mon âme de « conquérant » perdu, il a …. Beaucoup trop de km pour les compter^^

Après analyse, j’ai fait une transition de 15 min !!! Et oui moi qui me disais que je ne pourrais pas faire pire qu’à mon premier triathlon l’année dernière avec mes 5min au T1 et T2 sur le triathlon Garmin de Paris !! Ahah j’étais un petit joueur à l’époque, 15min ça c’est de la transition !^^

La question primordiale était surtout de savoir quel chaussure je devais prendre pour la suite.

J’avais posé la question hier, lors du débriefing, du pourcentage de route sur le parcours course à pieds par rapport à la partie trail. Il n’y avait pas vraiment beaucoup de route, surtout une pente à 17%, et oui j’ai bien dit 17%. Mais comme on se l’est dit avec Jiji je vais marcher lors des côtes comme à la Griffonnière car le gain en côte est infime par rapport à l’énergie que vous dépensez alors que vous faire redescendre un peu en terme cardiaque et stresse de course en marchant pour mieux repartir sur le plat, vous n’avez qu’à essayer vous verrez par vous-même ça paye sauf si vous êtes de ceux qui disent tout le temps « faut pas s’arrêter ça coupe les jambes !!! » ^^ On en connait tous qui dise ça, peut-être même vous qui êtes en train de lire l’article mais en ce qui me concerne j’essaie de pas y penser car c’est du négatif voilà pourquoi je ne veux pas l’entendre.^^

 

Je met donc une chaussure de trail à mon pied gauche et les nimbus à ma droite, autant me dire que j’ai du passer pour un fou, car je suis partie courir dans l’air de transition pour voir si je me sentais mieux d’en une paire. J’ai fini par des étirements et je suis repartie m’assoir pour cette fois si enfiler la deuxième chaussure de trail.

Le but de ce choix ? C’est simple j’ai des chaussures soient trop mol avec un amortie de dingue qu’il faut combattre à chaque relance, facile et agréable quand on a les jambes mais à l’inverse dans mon cas précis ou chaque pas va être une corvé et souffrance, j’ai préféré prendre mes chaussures de trail. Même si la dernière fois que je les ai mis remonte à la griffonnière en Mars, et que le nombre total de fois ou je les ai porter se compte presque sur les doigts d’une main. Mais la fermeté des crampons sur cette paires va me permettre de restirer la puissance presque à 100% dans chaque pas mais je suis conscient à cette instant que l’avantage qu’il procure à aussi un gros inconvénient, celui de restituer chaque impact dans les articulations ! C’est un choix difficile mais à ce moment de la course le seul objectif est de finir, il ne faut pas se tromper.

C’est l’heure de vérité !!

 

 

La course à pied et ses 20 km :

C’est partie pour une corvée ! Je sais d’avance que ça va être dur mais je dois le finir c’est plus fort que moi. Je n’ai pas envie de repartir sans avoir finir, déjà que je vais repartir déçu, je ne dois pas en finir là.

Je m’élance (j’aime bien ce mot, on peut m’imaginer l’élancer avec grâce, souplesse sans difficulté avec une bonne allure, ça résume très bien la situation vous ne trouvez pas ?!^^) Bon ok je m’élance, je sors de la zone de transition, je fais demi-tour pour récupérer ma lingette hygiénique (1 seul par participant et délivré uniquement à la sortie du T2 que nous ne reverrons pas). Je dois dire que j’ai bien fait car ça va être agréable de l’humidifier le corps de temps en temps. Surtout que le soleil commence à pointer le bout de son nez pendant la course à pied.

Je passe devant la boucle qui non loin de la ligne d’arrivée, descend et arrive à l’endroit où je vais voir ma Jiji une dernière fois avant les prochains 10km.

Quelques encouragements mais je sais que je vais finir le vais mieux psychologiquement même si ce n’est pas le top c’est déjà mieux que sur le vélo, en même temps pour faire pire il faut y aller^^

Je calcul tout de suite le temps de ma course que j’estime. Je sais que je ne ferai pas les 1h40/45 prévu avant la course mais un 2h à 10km/h mais va bien.

Dès le début, nous entrons dans le parcours en forêt avec une bonne petite montée ! Ah ça me manqué ! Je décide dès le début de gérer les forces qu’il me reste et de marcher.

Les chemins en forêt sont vraiment petit et ce n’est pas évident de laisser passer les gens, je laisse d’ailleurs passer la première féminine à ce moment de la course en manquant de me tordre la cheville. Heureusement quand je sens que ça arrive je laisse mon corps tomber pour me reprendre sur l’autre jambe, ouf un rappel à l’ordre quant à la difficulté du parcours qui s’annonce. La première féminine s’excuse, c’est toujours sympa entre triathlète cette présence d’esprit que l’on a pour les autres.

Je laisse passer pas mal de concurrents sans savoir si c’est leur premier ou second tour.

Je peux constater que ma vitesse moyenne au passage des 5km est de 10km/h. Je suis donc sur la base de mes 2h. Ça me va mais c’est sans savoir que la côte à 17% approche. Mais bon Nous avons encore une bonne partie devant nous avons d’y accéder. Le passage des 5km est bon, j’ai mal aux jambes, mais ça peut encore aller, je me suis arrêté à chaque ravitaillement pour bien m’hydrater et manger un peu.

Je me dis allé plus que 15 km, c’est bien ça passe et je ne dois penser à rien vider mon esprit et finir cette course.

Le soleil commence à être de plus en plus présent et la température commence à monter. La chaleur est difficile à supporter et le sera de plus en plus tout au long de la course. Je passe donc à chaque passage prévu à cet effet ma serviette dans les bacs d’eau.

Le retour me paraît beaucoup plus long que l’allé ! Et je sens que mes jambes se raidissent de plus en plus.

Je passe chaque ravito et je suis content d’en avoir régulièrement pour m’arrêter pour boire. Les ravitos deviennent des points de passages obligé mais surtout des objectifs ! Aller je repars jusqu’au prochain ravito !

Je vois bien que ma vitesse moyenne commence à chuter car mine de rien le parcours monte, descent, et ainsi de suite, sauf que quand on n’a pas les jambes, on est dans l’incapacité de les allonger et surtout de subir les chocs en descente pour augmenter notre vitesse.

Je décide de ne pas forcer car je vois bien que l’effet est plus négatif sur mon état que positif sur la durée.

Je passe cette côte à 17% qui effectivement et plutôt sympa, je marche et pendant ce temps je me demande mais qui la monte en courant ?! Je peux vous dire que les temps des premiers après les avoir vu faire froid dans le dos. Le meilleur temps lui donne une vitesse moyenne de 15.5 km/h !!!! Vous imaginez ? Quand je pense à la difficulté du parcours trail et à ce que nous avons parcouru avant en natation et vélo. Il y a quand même des cadors ! Quand j’ai vu ça je me suis rappelé il y a quelques semaines mon 10km sec à maintenir 15.1km/h qui était déjà une corvée pour moi et en plus sur terrain plat je n’imagine pas le niveau du gars sur terrain plat et en 10 ou 20km sec^^

Je parviens non sans mal à revenir près de la ligne d’arrivée, je passe une fois devant Jiji et me demande quelle heure il est ? Car avec ma TomTom je n’ai pas le temps global et encore moins des transitions. Je passe la ligne et constate que ma vitesse moyenne est à 9.1 km/h. Je refais les calculs dans ma tête est me dis qu’il faut maintenir pour ne pas que ça devienne interminable.

On se voit de loin avec Jiji, je lui fais signe de regarder sa montre, elle sait pertinemment que c’est pour me donner l’heure et là elle me donne le temps de ma course « 5h38 » ! Surpris car je m’attendais à avoir l’heure et donc faire un petit calcul avec le décalage du départ qui ne s’est pas fait à l’heure exact. Mais c’est super. Par contre ma première réaction quand elle me dit ça c’est de me dire « mais elle pète un câble ! 5h38 seulement ?!  C’est du délire » Je suis tellement dans le gaz que je mets du temps à me dire que j’ai à peu près 1h et quelques minutes, suivant mon état de forme pour en finir. Aller mon objectif et de finir sous la barre des 6h50 !

Je dois juste maintenir mon allure sans forcer. Mais le deuxième tour devient vraiment dur. Pour être franc je devais faire le première tour avec un ratio de 75% mental et 25% physique. Mais là je sens que le ratio vient de passer sous les 90/10. C’est atroce car là chaque km, est un combat et il m’en reste pourtant 9km.

Je dois rien lâcher la fin est proche, c’est ce que je me dis et continu mon effort comme au premier tour. Je vois bien que je ne suis pas efficace par rapport au premier tour.

Je constate ma vitesse moyenne s’effondré à chaque km. Les ravitos me paraissent de plus en plus espacés. Les jambes commencent à avoir un niveau de rigidité élevé. Je ne me laisse pas démonter pour autant, même si pour la première fois depuis longtemps ça commence à se voir sur mon visage ! Au point que le photographe baisse son appareil photo, comme pour me dire aller mon gars ce n’est pas grave. Nos échanges du regard compatisse, j’esquisse un léger sourire qui  signifie merci de partager ma peine^^.

Je mange ma barre avant un ravito car je sais qu’il faut que je boive beaucoup après avoir mangé cette barre sucrée, car elle a du mal à passer. Mais même après avoir bu au ravito le gout me reste dans la bouche.

Je sais que je suis presque à 15km, je regarde ma montre et la 13.4 km !!! Quoi ?! C’est un cauchemar ! Mon état ne présage rien de bon, je n’arrive même plus à bien analyser certains paramètres de ma course.

Je me relance mais cette fois même les légères côtes que je passais en courant lors du premier tour, je ralenti et fini par marcher.

Je sais que j’ai franchis un cap et qu’à chaque fin de côte le plus dure et de retrouver au plus profond de soit l’envie d’en découdre avec cette course pour enfin soufflet.

C’est marrant de croiser des personnes et même de me faire dépasser par des personnes que je ne croise jamais car je suis devant d’habitude, ça fait réfléchir aux erreurs que j’ai commises car l’impact sur le mental est dur. Depuis le vélo je me fais littéralement passer dessus par tous les concurrents, je sais que je sors bien de la natation et que c’est habituel qu’on me dépasse mais là ça n’en finit pas.

Je suis content de voir certaines personnes se dépasser et me dit une chose qui est vrai en triathlon, l’habit ne fait pas le moins. Qu’on soit grand gros petite maigre difforme et j’en passe il y aura toujours une passe pour vous dans le triathlon car nous sommes là pour la même chose : Le dépassement de soi !

Qu’est-ce que j’aime ce sport pour ces valeurs !

Je grimace mais après avoir passé les 15 km je sais que c’est la dernière ligne droite, les 5 derniers km à ma souffrance. A chaque fois que je croise des gens dans la difficulté, je les encourage, je suis au bout du rouleau mais je sais que même à ce stade ou mon mental a pris 100% du reste de la course, je sais que j’ai le mental pour finir et quand je croise d’autres personnes qui n’ont clairement pas le profil de sportif, je me dis que c’est ENORME ce qu’ils sont en train de réaliser et qu’il faut qu’il aille au bout ! Je lâche donc des encouragements différents pour chacun comme j’ai pu en avoir 3 de personnes qui me dépassé, c’est ça le triathlon, l’entraide et le partage.

 

Le retour est long, douloureux, difficile, interminable et j’en passe. Le mental prend un sacré coup car la chaque pas devient vraiment une souffrance !

Etre dans le dure, je ne le souhaite à personne car il n’y a aucun plaisir lorsque l’on réalise sa course et quand le plaisir disparaît, il ne reste rien de très rassurant pour vous mener jusqu’à la ligne !

Il faut essayer de tout prévoir en triathlon même l’imprévisible car plus votre course sera préparé moins vous aurez de chance de vivre une descente au enfer.

La fin vous la connaissez, marche, course marche ravito, course. Je parle un peu avec un gars pendant la côte à 17% et je m’aperçois que je vais toujours dans l’humour et ça fait du bien car ça veut dire que j’ai accepté la difficulté que je vais finir quoi qu’il arrive en restant moi-même.

Il me dit on finit ensemble, je lui dis que ça ne sert à rien de m’attendre j’ai subi une défaillance j’en paie le prix, ne m’attend pas et va chercher ta course !

On finira avec peu d’écart mais c’est dingue comme la souffrance nous rapproche. On connaît la difficulté de notre sport et les exigences que cela demande mais pourtant nous sommes là à tous vouloir une seule chose, faire cette course. Peu importe notre objectif nous avons aujourd’hui un but c’est de dépasser nos limites !

J’ai quelques encouragements sur la dernière ligne droite avant la côte et j’entends déjà au loin ceux de Jiji ! Pour être honnête j’avais honte, honte d’offrir ce spectacle à ma Jiji. C’est difficile quand ça arrive mais je sens qu’au fond de moi cette étape est importante. C’est un grand enrichissement et l’apprentissage est encore long.

Je fais les boucles et vois au loin que je peux être sous la barre des 6h45, j’allonge juste les jambes car je ne peux pas faire grand-chose de plus, et parvient à franchir la ligne les yeux sur le chrono en 6h44 et 59 sec^^

Il faut toujours ce challenger, ça permet de ne pas se laisser dépérir pendant une course.

 

Je suis content de retrouver Jiji et de me dire que ce calvaire est terminé, maintenant on passe au prochain, EMBRUN.^^

 

Je veux cette fois me faire masser, je tombe sur un produit qui est le lite+, qui demande 6min et fonction sur la luminothérapie. En seulement 6min on se sent mieux. Malheureusement pour moi ils n’ont traité que la jambe droite et le lendemain c’est la seule ou j’ai mal. Je pense que ça dépend des individus. Je vous laisse essayer, certains sur plus réactif que d’autres.

Je passe ensuite dans la tente ou son présent les ostéos. Super, je m’inscris et je suis pris un charge pas une jeune femme très sympa qui m’a donnés beaucoup de conseil et je l’en remercie ! J’ai pu rigoler et détendre l’atmosphère, ça fait du bien après une course aussi dure. Elle finit par me conseiller la bôme du tigre, je rigole et Jiji étant à côté j’en profite pour lui dire que l’ostéo vient de lui donner raison sûr le bôme du tigre qu’elle m’avait conseillé. Bon bah je vais tester ça !

Je passe enfin au ravitaillement top j’ai faim ! Et en plus je sais qu’il y a des churros.

Je fais tout le stade et déçu je finis par demander s’il reste des churros car je n’en vois plus. Le gars m’indique le fond et me signale qu’il y a la bière aussi.

Je me dirige donc vers le fond, il ne donne pas de cornet, je demande donc au gobelet au stade de bière, on m’en sert un fond, n’ayant pas compris ma demande, je prends un gobelet en plus et va chercher mes churros J

Ah top le plaisir est là dans une simple bouché^^ Ce qui est drôle c’est qu’on mange n’importe comment après un triathlon, je passe du fromage, au sandwich, puis dessert à l’entrée, pour craqué sur une brioche fourrée à la framboise avant de revenir sur le fromage.^^

 

La course est fini, il faut maintenant rentrer, une longue route nous attend.

 

Je tiens à remercier l’organisation mais surtout les bénévoles ! Sans eux il faut savoir que la course n’aurait pas lieux !

Ce qui est marrant c’est que l’organisateur avait dit que ça serait sympa qu’on les remercies quand on nous encourage tout au long du parcours. Mais ça m’a fait sourire car à chaque course quand on m’encourage je ne peux pas m’empêcher de faire un pouce en l’air car je suis incapable de parler sans déclencher un fichu point de côté mais ça veut simplement dire « merci à vous d’être là ! »

 

 

 

Je tiens d’ailleurs à féliciter tous les triathlètes et notamment les personnes qui n’y sont pas parvenu à finir mais qui ont essayé car ce n’est pas un triathlon facile, ils doivent être déçu mais ils ont fait quelques choses de grand aujourd’hui et pour ça ils peuvent être fière d’eux !

 

 

 

 

 

 

Analyse des problèmes :

Douleur à la rotule, genoux : Lier au home trainer de Jeudi avec accélération violente sur la fin.

Douleur cuisse, lier au home-trainer mais aussi à la sortie course à pied que j’ai fait avec Jiji vendredi soir.

La fatigue subit sur le vélo : Le facteur principal est lié au petit déjeuné, insuffisant voire inexistant et pour un corps comme le miens habitué à avoir un petit déjeuné toujours copieux le matin, il ne fallait pas chercher plus loin. Je sais pourtant que l’alimentation est très importante, mais dans la voiture je ne réalisais les conséquences désastreuses que ça pouvait donner dans une course. Les autres facteurs, sont les mauvaises gestions de mes fatigues, que ce soit physique ou mental accumulé depuis 2/3 semaines avant la course et surtout les bêtises de vouloir accompagner Jiji vendredi soir dans sa course à pied, on a passé un super moment à courir ensemble mais 7km quel imbécile. Le trajet en voiture n’a rien amélioré.

 

La conclusion de cette course :

Je n’ai qu’une pensé qui m’accompagne depuis la course à pied, c’est une épreuve difficile mais qui me sert de leçon avant Embrun et ça je pense que ça vaut de l’or. Car Sur un L je peux me permettre d’avoir la faculté mental et physique de le finir mais sur un XXL, l’histoire n’est pas la même.

J’ai passé mon retour dans la voiture à me dire que je ne suis qu’une M…. Je pouffais tout au long du trajet n’en revenant pas de mettre fait avoir comme ça et d’avoir subi de façon aussi forte ce manque d’organisation.

Quand j’ai cédé le volant à Jiji, j’ai fini par regarder les temps des derniers sur Embrunman pour voir les vitesses que je pouvais me laisser en cas de défaillance. Car je n’arrêtais pas de me dire que je ne pouvais pas y arriver, n’ayant jamais fait plus de 130 km, et n’ayant jusque là jamais couru de marathon, je réalise que je suis parfois un peu trop dingue de vouloir fixer des objectifs aussi haut.

Mais bon comme on peut le dire parfois, A cœur vaillant rien d’impossible. =)

J’ai donc réalisé que la vitesse moyenne à vélo serait de 20.5 km/h, ce qui sera largement de mes cordes je pense, et la vitesse du marathon de 6.5 km/h, ce qui me laisse la stratégie de me dire que je vais gérer la natation pour y laisser le moins de plume, gérer le vélo sans jamais pousser !!!!! Impératif cette fois ci. Et pour la course à pied dans les pires cas il faudra que je cours minimum 20/30 km entre 8 et 10 km/h pour finir en marchant rapidement^^

 

Et oui d’avoir était défaillant une fois ça vous sert de leçon, en espérant que je ne l’oublie pas rapidement et que ça reste dans un coin de ma tête pour chaque course du futur.

 

J’espère dans mon fond intérieur que certains de vous qui aurons le courage de lire mes articles essayerons d’apprendre sans avoir commis l’erreur car le malheur de la nature humaine c’est de faire des erreurs pour apprendre. Mais ce qu’il faut essayer de faire et c’est ce que je tente moi aussi chaque jour, et je sais que c’est difficile, c’est d’apprendre des choses à droite à gauche qui vont me servir et de les mettre en pratique avant que ça me rattrape.

 

N’hésitez pas à me dire comment vous avez trouvé l’article et à faire partager vos connaissances aux autres. C’est comme ça que l’on progresse et c’est comme ça que nous voyons les choses pour ce blog. L’entraide entre triathlètes pour devenir plus fort.

 

 

 

 

Les quelques lignes de Jiji :

 

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