Mon premier triathlon distance L

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Mon premier triathlon distance L

Ce n’est qu’une fois qu’on l’a fait qu’on comprend pourquoi Surviv’Orne^^

Mine de rien il y a des relances à faire et il ne faut pas s’endormir sur ses lauriers sinon c’est lui qui vous mange tout cru.

 

J’avais le plaisir de faire le tri avec un ami et je dois dire que c’était plus qu’appréciable.

 

Le Surviv’Orne comme son nom l’indique ce situe dans l’Orne, mais plus exactement à La Ferté-Macé. Ce qui nous fait environs 3H de Paris. J’ai donc pris une chambre sur un site de location entre particulier que tout le monde connait pour me permettre d’arriver un peu plus frais le jour de la course et non avec 3h de voiture dans les jambes. Je dois vous avouer que la nuit fut courte mais agréable et c’est le matin que l’on réalise que l’on a fait le bon choix car franchement faire autant de route avant sa course c’est qu’on n’a pas vraiment d’objectif^^

 

Pour ma part c’est mon premier Half mais ce n’est pas mon objectif de la saison, vous le savez bien j’affronte en août LE MYTHE^^ Je n’avais donc pas le droit de me plaindre sur les 1000 m de dénivelé présent sur le parcours vélo et 200m en course à pied, même si après la course, le même son de cloque raison, c’était difficile.

 

Pour cette 6ème édition, nous avions au programme un retour aux sources avec 1.9km de natation et non les 3km de l’an passé, suivi de 82km de vélo et 20km de course à pied. C’est parfait pour entamer cette saison et surtout pour mon premier half. L’objectif pour ma part reste simple, faire une natation en étant le plus détend possible, un vélo sans trop forcé pour garder du jus sur la course à pied.

 

Jour J :

 

Après un petit déjeuné léger, pâtes, tranche de pain et café  (je n’en bois de très rarement alors oui ce n’est pas forcément une bonne idée le jour de la course de tenter ça mais bon notre hôte nous propose le petit déjeuné, on ne peut pas refuser).

10min de voiture et nous voilà sur place.

Le cadre est sympa mais je vous avoue que la pression monte. J’ai du mal à faire redescendre tout ça. Je suis en retard car j’enfile ma combinaison pendant le débrif d’avant course ce qui ne me laisse que 10min. Mise à l’eau rapide, c’est l’heure de revenir sur le rivage. Je suis en deuxième ligne. Charles me rejoind ça fait du bien d’échanger un peu. Le dernier rappel de l’ordre du passage des bouées. Mais là incompréhension, il évoque une bouée bleu que nous ne pouvons voir depuis la plage. Or c’est la dernière avant la sortie australienne. Avec Charles nous avons un gros moment de flottement. J’ai décidé de nager sans mes lentilles pour voir si je pouvais le faire de façon aisé. Je m’aperçois que je n’ai pas lancé la montre !!! Catastrophe, j’attends avec impatience le sinal GPS, les secondes sont interminables, et la pression du départ monte pour tout le monde. Je finis par activé ma montre et seulement quelques instants plus tard c’est le départ qui est lancé ! Je crois que nous avons tous été surpris car nous n’avions pas forcément de décompte ou de moment pour nous dire c’est bon on va partir.

Le départ est précipité. Les deux personnes qui sont devant moi me gêne un peu pour m’élancer. Je ralenti pour avoir une distance raisonnable mais les concurrents de chaque côté ne l’entende pas de la même oreille, il commence à resserré le seul espace que j’ai devant moi, je dois donc accéléré pour passer, a ce moment les sensations ne sont pas excellente et je finis même par avoir 2 problèmes coup sur coup pour prendre ma respiration, entre l’eau dans ma bouche car je bois la tasse et au deuxième ou j’ouvre en grand pour récupérer de ma bêtise et me prendre de l’eau envoyé par mon adversaire sur le côté…. Je finis par en éliminer un je me focalise sur le gars devant mais pas mal de chahut le gars sur ma gauche me bloque et me gêne pas mal, hors je ne respire que du côté droit… Je perds un temps fou à savoir ce qu’il se passe autour de moi. Je passe une nouvelle fois dans la machine à laver avec mes concurrents qui espère passer en force. Mais bon je tente de rester droit, mon premier objectif reste la bouée rouge qui est à portée de vu, je commence à lâcher les jambes pour passer devant les deux gars qui sont de chaque côté. Je parviens à la passer et à suivre un gars devant qui nage assez fort, mais il finit par prendre de l’avance. Je ne me voile pas la face, mes sensations ne sont pas excellentes et je sens que j’ai du mal à être efficace dans ma nage.

Je franchis la bouée jaune ou blanche et là c’est l’éclate, car sans lentilles de vues, je ne vois absolument rien et c’est normal la bouée bleu et en fait petite ! Pas Top, c’est d’ailleurs la seule remarque que j’ai à faire à l’organisation. Heureusement que je maintiens un écart suffisant avec le gars qui nage plus fort. Mais le temps pour arriver à cette bouée bleu est interminable et après la course, je ne serais pas le seul à avoir eu cette désagréable sensation. Cette expérience démontre bien que bien visualisé son parcourt avant course est très important car les distances sont à peu près dans notre tête. Je passe la bouée bleu et peu de temps après je vois un gars passer de ma gauche à ma droite et me double. Je m’aperçois une nouvelle fois que je ne suis pas super efficace sans lentille car ma trajectoire est bonne à court terme mais pas à long terme. Il voit mieux le pontons que nous devons passer avant cette sortie à l’australienne. Je sors juste derrière lui, essoufflé, très essoufflé et pas vraiment bien. Pour être honnête je vais vous avouer qu’a quelque reprise je me suis avouer à moi-même : « aller encore un effort et la corvée sera terminé ».

Je veux accélérer pour me refaire des 3 secondes que j’ai d’écart avec lui mais des cailloux sous la surface sont présent et plus présent car je sens encore une lame sous mon pied, je perd volontairement l’équilibre pour soulager mon poids du corps qui été sur cette jambe afin de la déplacer mais rien n’est plus agréable à cette endroit du lac. Bon ok c’est ma deuxième et dernière remarque pour l’organisation^^ ne pas mettre la tente de sortie à l’endroit ou se trouve tout un tas de cailloux bien pointu qui attendent sagement les athlètes fatigué par un premier tour^^. Une fois sur le sable, c’est le soulagement et au passage sous la tente j’entends mon classement 9ème ! C’est génial mais il faut être franc, le classement n’a rien de concret, mais sensation ne sont pas bonne et je ne me voile pas la face, je sais que ma meilleure natation n’est pas au rendez-vous. Heureusement que le gars devant moi regarde sa montre, « ah oui ma montre !!! » je la regarde à mon tour et vois 15min 40. J’avais fait mes calculs si je nageais aussi bien que le week end dernier je devrais faire l’intégralité en 27min et 40sec, ok c’est précis tout ça mais 15min fois 2 ça fais 30min ! Je sais déjà que je suis en retard par rapport à la natation souhaité. Mais bon c’est repartie je plonge et la je sais pas pourquoi, le manque de lucidité mais je bois encore la tasse ! Je me relève vois le nageur devant crawler et j’en profite pour marcher et reprendre ma respiration après avoir toussé. Malheureusement je ne comblerais pas le retard que j’ai avec lui, je n’aurai donc pas de personne à suivre dans les pieds, comme on dit mais je tente quand même de revenir après la première bouée mais en vains. Je ne perds pas le fil de ma course, je sais que le retour vers la boué bleu est interminable et que je ne la vois pas. Je dois donc lever la tête plus haut que d’habitude car il a commencé à prendre pas mal d’avance. Et je finis par nager vers la droite lorsque je ne l’aperçois plus avant de tourner la tête vers la gauche et de vois 2 nageurs prennent une autre direction, je vois la bouée et me dis « Oula il faut que j’accélère pour passer la bouée bleu avant eux et ne pas les avoir dans les pieds pour ne pas qu’il me gêne. » Oui je préfère nager seul, je n’ai pas suivre quelqu’un surement parce que je ne sais pas le faire et que j’aime bien avoir ma trajectoire, enfin quand je suis à même de voir^^.

Je passe la bouée bleu et ne me pose plus de questions, il faut pousser sur les bras même si je ne les sens pas en forme. Je finis par conserver ma 9ème place à la sortie de l’eau. Mais je sais que je me suis encore coupé le pied.

Les encouragements m’aident pour me remettre dans la course, la corvée est passé, c’est partie pour le vélo. Ah oui j’avais oublié de vous préciser que cette sixième épreuve accueille les championnats de Normandie longue distance, et autant vous dire qu’avec Charles on s’est dit qu’il y avait du niveau.

 

T1 :

Je n’ai pas perdu le fil à la sortie de la nat, le haut de ma combinaison n’est déjà plus sur moi, les encouragements me poussent à trottiner mais je suis très très essoufflé, je décide donc de réduire ma vitesse et de commencer à reprendre mon souffle.

Je prends le temps de mettre mes chaussettes, chaussures, dossard, mes lunettes enfin^^ et mon casque, je bois ma compote de pomme et je pars avec mon vélo. A la sortie une dame me dit top 10. J’ai dû concéder une place.

 

Vélo :

 

Les premiers 41 km :

C’est le départ, je me fais doubler lors des premières côtes mais parvient à maintenir l’écart une fois la côté monté. Et je vais connaître ça pendant toute la course. Les premiers kilomètres, j’en profite pour me réhydraté. C’est important et je sais que la journée est encore longue. Je découvre au fur et à mesure les bosses que j’avais identifié hier soir avant d’aller me coucher. J’avais retenu 2-6-8-20-28-30-36. Les km où j’allais retrouver des côtes. Mais honnêtement je ne les calculs pas, je vérifie sur ma montre quelle bosse et à quel kilomètre pour voir si ma visualisation d’hier soir et bonne. Je ne réfléchi pas sur le parcours à la dureté de l’épreuve et c’est ce qui sera ma force sur ce parcours car beaucoup auront à la fin les qualificatifs de half dure ! Oui de nombres relances sont au programme.

Je m’amuse aussi à compter les places qui déclines car je sais que je suis pas un cador du vélo^^ Connaissant ma position à la sortie de la transition et ça me permet de garder un œil sur la course sans passer du côté touriste ou carrément spectateur de sa propre course en admirant les autres sur leurs belles montures.

Mon erreur sur le premier tour est de n’avoir manger qu’au 20ème et 40ème km. J’ai aussi tapé dans mes cuisses dès le début sur certains passage et je me suis rapidement dit que le reste de la journée allée être compliqué si je ne gardais pas de l’énergie. Ma douleur au genoux gauche apparu pendant la compétition du week-end dernier réapparait entre le 5ème et 12ème km mais la course reprend ses droits dans ma tête et je ne pense plus à la douleur. Un début de crampe très léger apparait sur le mollet droit lors d’une côte lorsque je tire sur les pédales à environs 15km. Je sais que la stratégie sera donc l’économie et la gestion.

Je suis alors 15ème au 30ème km. Quelques bonnes côtés et me voilà 23ème  à la mi parcourt. Je sais que j’ai laissé passer 14 personnes depuis ma sortie de l’eau et je me fixe dans ma tête qu’un top 40 en sortie vélo ne serait pas si mal.

A la mi-course je regarde mon chrono, et ma vitesse moyenne est de 32km/h pile !!! Waouh c’est vraiment pas mal. Lors de mon estimation, hier soir, j’avais déterminé un objectif vélo entre 30 et 32km/h. Cette estimation est basée sur la performance du week-end dernier à 33.4km/h sur 42km.

 

De 41 à 82km vélo :

Je sais lorsque je vois affiché 32km/h, que le deuxième tour ne sera pas aussi facile, et l’énergie que j’ai consommée dans ce premier reste supérieure à ce que je souhaite garder pour la course à pied.

Je passe à l’offensive stratégique en conservant une allure de monter plus souple tout en vélocité mais une relance une fois sur le plat ou en descente réactive pour gagner du temps là où je sais que mon vélo réagis bien et moi aussi par la même occasion^^.

Je me fais toujours doubler en côte et par vague, en général ils sont toujours deux ou trois à être « ensemble » oui je sais le draft est interdit mais lorsque 3 cocos me doublent dans la côté la plus raide et que lors de la ligne droite je tente de garder l’écart mais que ce dernier ne cesse d’augmenter en ayant les trois gars alignés, il faut se rendre à l’évidence. Même s’ils se décalent parfois, il faut être réaliste, à 40km ça soulage l’aspiration^^.

Je décide de prendre de bonnes résolutions en consommant régulièrement des barres énergétiques en petites quantité mais régulièrement. Je fais aussi le calcul, j’ai consommé seulement 1 bidon à la fin de mon premier tour, ce qui représente 500 ML. Or j’ai pu lire qu’on devait cosommer 500 à 800ml /h. Je suis à 1h15min je n’ai donc pas assez consommé d’eau. J’ai décidé de lourder mes deux gourdes et de prendre le paris de prendre une gourde énergétique et une d’eau. Ayant fini ma gourde de siros à la pêche, bah quoi l’énergie est partie même dans le plaisir de boire son avec du siros ;). J’ai de la chance, je suis difficile et ne digère pas supère bien les boissons énergétiques pas même celle de décathlon, mais je décide de gouter la boisson énergétique fourni lors de la course et là c’est le déclique ! hummmm hummm c’est trop bon !!!^^ Comment une boisson peut elle être énergétique, rafraichissante, parfumé juste ce qu’il faut et désaltéré assez pour se sentir bien. J’ai eu de la chance et je le sais, je consomme mon bidon énergétique et la moitié de mon bidon d’eau sur le deuxième tour ;).

Je prends aussi un mauvais pli entre le 55ème et 60ème km à me retourner souvent pour analyser qui vient derrière car je commence à ne penser qu’à mon top 40 sortie vélo. Mais je finis par redescendre sur terre en me disant simplement : « tu fais ta course pour toi, focalise toi sur tes sensations pas sur l’enjeu de la course ! » c’est ça la différence sur triathlon à partir du half Ironman.

Et j’ai bien fait ! Il ne faut pas céder à la tentation de trop se comparaît lors de l’épreuve. Je continu de me faire doubler par des petits « groupes », je tente de les maintenir à chaque fois à distance pour me relancer et ne pas perdre le fil de ma course. L’important est de ne pas s’endormir sur sa course avec un faux rythme et d’être capable de relancer à chaque fin de côte ou de moment difficile.

Je suis environs 24ème au 55ème km. Il ne me reste que 22 km il faut que je m’accroche. 28ème au 65ème km. Mais je me concentre sur ma performance et mes sensations de course. Je pense à la gestion de cette dernière car c’est ça la clé ! La gestion ! Je vois bien que le rythme n’est pas aussi fort chez les concurrents qui me double et je me dis que je me dévalorise aussi beaucoup, que j’ai aussi ma place parmi tous ces triathlètes ! Le vélo n’est pas mon super fort mais je m’en sors pas si mal, car commencer réellement le vélo début novembre avec son club sa laisse aussi pas mal de possibilité devant soi. =)

Bon deux compères me doubles encore une fois dans une côte, je décide de ne pas trop les laisser partir mais je me rassois rapidement sur ma selle car je sais qu’ils sont plus fort et que je n’ai surtout pas intérêt à me cramer maintenant, j’ai encore 20km de course à pied après le vélo et je n’ai pas envie de les faire sur les genoux. Je parviens à les garder à vue, et les 72km s’affichent sur ma montre, je suis 30ème et je ne vois bientôt plus personnes devant moi et je n’ai plus personne derrière moi. J’ai gardé l’habitude de me retourner lors de longue ligne droite ou de bonnes côtes pour voir si je voyais quelqu’un au loin. Mais lorsque j’aborde la ligne droite seul au monde je savoure cette sensation de me dire que je me stabilise dans le classement et que je vais être dans le top 40 J. Enfin s’il ne m’arrive rien d’ici là.^^

Je maintiens une bonne allure, me concentre sur mon alimentation, hydratation, récupération et transition course à pied.

Je savoure un peu lors de mes 4 derniers km car je n’ai personne derrière moi et réalise que je suis toujours 30ème !!! Quelques choses que je n’aurai pas envisagées !

Je place mes barres dans ma trifonction pour enchainer sans retard lors de ma transition au T2.

La dernière côte, la dernière ligne droite que je fais sans forcer, ça ne sert à rien la course à pied m’attend je dois me détendre.

 

T2 :

Je n’en reviens pas mais je rentre 30ème dans le parc à vélo ! C’est pour moi un exploit ! Même si je relative vu le nombre de participant. Mais bon le chrono parle de lui-même je sors de mon parcours vélo avec une vitesse moyenne de 31km/h ! J’ai donc roulé à 30km/h sur le deuxième tour. Et je réaliserai après ma course que 31km/h de moyenne était parfaitement le milieu de ce que j’avais prédit sauf que lors de ma prévision je n’avais bêtement pas tenu compte du dénivelé ! C’est donc un super vélo que se termine et c’est partie pour la dernière partie, le RUN !!

 

Course à pied :

Et c’est partie pour la course à pied avec les encouragements de ma Ji et de la famille et amis de Charles. Je pense d’ailleurs à lui une nouvelle fois ne l’ayant pas croisé en vélo, j’espère qu’il a un mentale de champion aujourd’hui ;).

Pour ma part je n’arrive pas vraiment à allonger les jambes, la transition est radicale et je sens dès le départ mon ventre qui se sert sur la partie droite ! Dans ma tête à ce moment-là : « Oh non c’est repartie, si je force je déclenche mon point de côté ». Je limite ma vitesse à 11.5km/h. Pertes de 1km/h mais l’important est de ne rien lâcher. A ce moment je sais que la course est encore longue mais mon esprit oscille entre deux versions, celle du point de côté qui va passer et celle de ma fin de course à pied en marchant. Je vous avoue que la deuxième proposition est restée un moment dans ma tête. Heureusement que j’ai un mentale qui n’a pas tendance à baisser les bras. J’ai commencé par évaluer les solutions que j’avais devant moi. J’ai commencé par effectuer une pression comme lors du dernier km du week end dernier qui me l’avait pas disparaître, sauf que je décide de relâcher la pression que j’exerce avec mon doigt car je ne vais pas courir avec un bras pendant 20km. C’est un coup de boum rang, une douleur revient et la contraction est plus forte. Ok, je décide d’adopter une technique que j’avais pu voir à vichy celle de m’arrêter à chaque ravitaillement. J’ai pu constater la veille que les ravitaillements était régulier et bien présent sur le parcourt ! C’est génial car la chaleur est de la partie ! Heureusement que j’avais pensé à prendre ma casquette ce matin, car lors du T2 je n’ai pas hésité une seul seconde à la prendre^^ Ce temps de marche allé peut-être, être suffisant pour faire disparaitre ce contraction synonyme de futur point de côté si je ne m’écoutais pas.

Je me fais rapidement dépasser par un gars qui est arrivé dans le parc à vélo peu de temps après moi, comme quoi je n’étais pas si seul dans ces fameuses lignes droites^^

Dans ma tête : « 31ème »

Entre temps le vélo me dépasse pour m’annoncer la tête de course dans la partie boisé autour du lac. Je laisse passer le premier et l’encourage, je suis admiratif de cette foulé si souple, ample et presque sans effort émise par le numéro 1 ! ça fait penser à autre chose mais bon vous vous en doutez dans ces moments on a tendance à vouloir allonger les jambes et je me suis fait rapidement rappelé à l’ordre par cette vilaine contraction.

Le premier ravito arrive. Je procède donc à un arrêt volontaire, respirations, eau, banane, coca, eau, et c’est reparti. Mais bon le miracle que j’attendais ne se produisa pas. Après je ne suis pas bête, j’ai assez souffert il y a une semaine avec 5km de point de côté pour savoir que ça ne partirai pas comme ça. D’ailleurs maintenant que j’y pense, j’ai moins de regret sur cette course car elle m’a permis de mieux appréhender mon problème de point de côté en course à pied.

Avant le deuxième ravito je me fais passer par deux personnes.

Dans ma tête : « 32ème, 33ème. »

 

C’est l’heure du deuxième ravito, je ne tourne cette fois ci que à l’eau, je ne suis pas un super adepte du coca en règle général donc pourquoi se faire du mal en course quand on en plus envie ! D’ailleurs gros conseil, ne jamais se forcer lors d’un ravito. Et si vous avez une envie subite de quelques choses que vous voyez, ne vous privez pas ! Votre corps vous dira merci.

Je me relance mais ma contraction est toujours présente, même chose au 4ème ravito.

Je me fais doubler 34ème puis 35ème.

Le 5ème ravito est celui du départ/arrivé course à pied. J’ai ma Jiji qui m’encourage bien fort et je lui fais signe que je n’ai pas la forme, je montre le ventre, elle me dira après la course, qu’en me voyant arrivé elle s’avait que mon point de côté était revenu. Surement parce que j’ai tellement du la bassiner avec ça sur ma course du week end dernier.^^

C’est repartie je me détend, je vois que j’ai bouclé mon tour de 6.7km en 35min. Après un rapide calcul, si je stabilise je peux réaliser mes 20kms en 1h45. Bon ça reste acceptable dans cette état.

Or 1km après mon premier tour, je sens mon ventre se détendre, je m’y attendais pas, je souris et accélère et stabilise mon accélération d’un coup en me disant que ça peut revenir. J’analyse donc mes ressentis de course et seulement là je décide d’allonger en me concentrant sur ma respiration qui n’a pas changer par rapport au 1er tour mais bon au cas où. Ça fonction !! 13km/h, je suis super étonné. Je passe le premier ravito de la même façon mais j’ai peur de me relancer et de le déclencher à cause de mon arrêt ravito. Mais il n’en est rien. Je conserve une bonne allure en général 12.4km/h.

Par contre forcément mon problème que j’ai oublié de vous énoncez lors de mon premier tour de course à pied est apparu au bout de 2km, refait surface, le vous fait pas un dessin, mes chaussettes sont humides, bon ok trempé, oui je sue apparemment suffisamment des pieds pour en sentir les chaussettes lourdes, râpeuses et qui frotte sous le pied. Mes cloques sont belles et bien réelle dans ce deuxième tour ! Je vous laisse d’ailleurs savourer cette jolie photo ci-après qui vous montrera ma coupure du à la natation et mes cloques pieds gauche. J’en ai aussi pied droit, au même endroit mais moins présente.

Mais bon ça fait un moment que je cours et je sais rapidement mettre un problème de côté.

De toute façon à ce moment précis, soit tu écoutes ton problème et tu finis par t’arrêter, soit tu analyses les risques et une fois fait tu décides clairement de mettre toute tes chances dans ta course pour finir dans les meilleurs conditions, et pour le problème on verra une fois la ligne franchis.

Et un problème de traiter, je passe au suivant lol

En troisième position, je passe à la raideur derrière la cuisse droite haut sous la fesse. Je sens que je ne peux pas allonger mes jambes, et réalise avec sourire la sensation du corps fatigué sur un half.

Je réalise mon deuxième tour en 32min c’est pas mal, et je me dis que si je fais un top 40 c’est très bien. D’autres coureurs viendront certainement me croquer avant la ligne. Mais l’important c’est d’être satisfait de sa course et de ses objectifs de course.

Après le regret de ne pas avoir regardé le chrono situé sur la ligne d’arrivée lors de la fin de mon premier tour, je peux cette fois ci lire 4h19min. M…. je réalise que les 4h40 ne sont pas réalisable. D’après les calculs je devrais être au alentour des 4h55. Mon seul objectif est de rester constant.

Je suis reboosté par les encouragements, c’est reparti.

Me je dois vous avouer que mon mentale n’était pas encore façonné comme un mental de champion à relâcher un peu l’enjeu car après c’est de la gestion. Le troisième tour a été radical dans la sensation au niveau des jambes ! Elles sont simplement lourdes très lourdes pour être honnête et sens jus !

Mais entre le 1ère et le 2ème ravito, je distingue une personne que je reprends au fur et à mesure devant moi et qui a les mêmes couleurs de colliers que moi. Oui car un triathlon distance M a été lancé 2h après notre départ. Et nous avons un collier à mi parcourt, ces derniers entre le M et le L ne sont pas de la même couleur. Ça rassure car quand on voit une gazelle doubler sa coupe les jambes, sauf quand il réalise un M lol. Et là tu te dis « c’est ça, court toujours mon petit » ^^

Je vois que je le rattrape avec une allure plus rapide que la sienne et décide d’allonger un peu pour lui montrer lors de mon dépassement qu’il n’a aucune chance. Mais je constate lorsque je double qu’il n’a plus de jus, entre la chaleur, et l’effort produit avant, sa gestion n’était pas bonne. Et oui c’est là que l’on revient sur ce que je considère comme très important et que je vous ai mentionné tout à l’heure. A partir d’un L la gestion de course et primordiale.

 

Dans le même secteur et à peu d’écart je double aussi un autre concurrent. Les difficultés pour ce concurrents sont les mêmes que celui que je viens de dépasser même si je sens plus de résistance à me laisser partir. Le deuxième ravito est proche, je me demande s’il va me repasser lors de mon arrêt « ravito-escargot » (c’est pas mal comme terme, je le valide aussi même si ça te plais pas^^  ceux qui sourirons à la lecture de cette phrase seront ceux qui ont lu le résumé de course du week end dernier)

Mais non il ne me dépasse pas. Le troisième ravito, le collier vert, ce fameux collier que je lorgniais au cou des premiers de notre course que je croisais. C’est la fin, il me reste 3.3km. Je joge l’écart avec les deux personnes que j’ai doublé, le dernier que j’ai dépassé me met le doute. Je commence à me mettre la pression, cette dernière me crispe et contracte mon ventre. Oulala faut gérer pour ne pas s’écrouler, je ne vais pas tout rater maintenant. Je décide donc de ralentir, enfin soyons honnête à cette partie de la course ont ralenti quand on concède 0.2km/h lol. Les jambes sont lourdes, le mental est presque à bout mais le goût de la fin est là.

Je suis tendu jusqu’à la fin, la dernière côte, la dernière descente. Et c’est du plat jusqu’à l’arrivée ! Un gars de l’organisation à vélo me demande en me dépassant ou est Yerres ? (Ecrit à l’arrière de ma trifonction), ne voulant pas déclencher de point de côté à 1km de l’arrivé, je lui fais signe de la main que je suis HS et que je ne peux pas parler. Il me rigole et souhaite bon courage et repart.

J’aborde mon arriver sur la dernière partie bituminer du lac, mais je sens un malade respirer plus fort que moi et ce bruit se rapproche !!! Je m’étais déjà retourné à plusieurs reprise et je l’avais déjà vu se rapproché. Cette pression était donc de plus en forte mais j’ai dû me résoudre à le laisser passer il était plus fort que moi, je n’avais pas le jus pour limiter sa remonter et finir en sprint, je le regarde passé et là je vois les couleurs de ses colliers !!!!! YEAHhhh il est sur le M !!!! Je me retour, vois une personne sans collier que et une autre trop loin pour m’inquiéter, j’en reviens pas, je savoure déjà ma 33ème place avant la ligne. Je fais mes deux derniers virages, et j’entends mon nom au loin ! Alala c’est la fin, je suis détendu j’allonge mes jambes et tente le sprint quand je visualise 55sec sur l’horloge mais bon ça ne suffira pas 4h54min00 ! C’est mon temps pour mon premier L ! Ma Jiji est super fière de moi, je le sens dans le son de sa voit, je redonne mes colliers et va en direction de ma Jiji pour un check avant un quelle se fraie un chemin jusqu’à moi pour une accolade de réconfort les larmes aux yeux. C’était juste top ! Un moment partagé uniquement dans le regard.

Je savoure mon chrono super content d’être sous les 5 heures ! On est deux à le savoir c’est une immense victoire aujourd’hui, et un pari sur l’avenir ! Let’s GO !

 

Je vais me ravitailler, j’ai faim, j’ai soif c’est l’heure de manger !

 

 

 

 

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