Je me posais une question : “quel est la meilleure chaussure de course à pied pour un semi-marathon ?”

Bien Sûr je commence à spécifier une catégorie. Mais prenons la question comme exemple afin de voir tous les points à traiter d’une manière générale peu importe votre choix.

Aujourd’hui nous avons un gros problème : Le choix !

Le choix

Oui il faut être honnête on va bientôt finir par avoir une marque pour 1 million de pratiquant. (je blague, on en est loin mais l’offre est démentielle !)

Il faut voir le nombre de chaussure que vous pouvez acheter.

Chaque marque crée une paire spéciale pour un rdv spécial !

Comment on s’y retrouve avec cet éventail de choix ?!!!

Que propose réellement chaque marque comme choix ?

Nous avons des variantes comme la durée de course à pied (ou le type de course), la qualité d’amorti, le type de foulée que vous avez ou bien le poids, la matière du mesh et j’en passe pour en finir par le colorie. Ah bah oui si m’a chaussure n’est pas rose bonbon je ne la prend pas.

Trêve de plaisanterie et passons aux choses sérieuses.

Je vais revenir à mon exemple. Pour l’Ironman des sables d’Olonne qui a lieu en juin, même si à l’heure où je vous parle je n’ai fait que 3 séances de reprise sur piste depuis mes 5 mois d’arrêt. Je voulais profiter des soldes pour avoir une paire de chaussure moins cher.

Grand choix chaussures running

Il faut être honnête le prix que vous payez est astronomique par rapport à leur coût de fabrication. Mais bon on ne va pas entamer un débat qui pourrait être long. On pourrait même évoquer la différence de qualité sur une même chaussure de running si vous l’achetez dans une grande marque de magasin ou le magasin d’usine.

Bon pour être honnête, je cible mon choix sur des critères précis.

On va énumérer tous les critères et je vous donnerai des compléments en fonction de chacun.

Me concernant, je n’ai pas vraiment mis de barrière dans mon choix, même les marques potentielles. Au contraire je suis prêt à essayer pour trouver peut être la perle rare. (quoi ? On peut rêver)

Le poids :

L’un de mes critères les plus importants, je voulais une chaussure minimaliste. Pourquoi ? Puisque le but reste de faire une bonne performance et qu’après un vélo assez intense, le retour du pied peut être difficile avec des jambes lourdes. Et oui parfois on peut trouver qu’on a des chaussures lourdes, c’était mon cas à Embrun. Je ne veux plus de ça merci les nimbus. Mais il est clair même si les marques diminuent ce compromis de poids/confort.

Le type de foulée :

En ce qui me concerne, je suis à tendance pronatrice mais j’ai une différence entre mes deux pieds. C’est là que l’intérêt de mes semelles orthopédiques prennent leurs sens. On m’a conseillé de rester sur une chaussure à foulée universelle et c’est ce que je pourrai conseiller aussi.

J’ai pu constater que les marques pouvaient proposer des compensations marquées où des compensations légères si on est à tendance pronatrice ou supinatrice.

Pour ma part, je n’irai pas choisir une chaussure à forte correction pronatrice (dans mon cas) sans en avoir la certitude, car si le choix n’est pas bon ça peut vous coûtez cher de courir avec des corrections que ne sont pas adaptées. De plus, si vous devez corriger quelques choses autant le faire bien avec des semelles orthopédiques avec des chaussures universelles.

L’amorti :

Ah l’amorti ! Quel joli mot ! Bon je ferais peut-être un article dessus, mais une chose est claire si vous avez besoin de confort pour une raison importante, bon ça peut passer. Mais si vous le prenez uniquement pour votre petit confort personnel, je vous déconseille de prendre des chaussures avec des amortis de malade !! Pourquoi ? La raison est simple, plus vous avez d’amorti plus vous allez courir sur les talons ! Pardon, mais je vais casser un mythe sur le talon ou médio-pied. On ne court pas sur les talons ! Ce n’est pas naturel ! Vous n’êtes pas d’accord ? Ok faites dans ce cas ce test, mettez vous pieds nus et vous allez sauter sur place et atterrir sur les talons… Alors ce test ? Ce n’est pas agréable hein ?! Et bah oui notre corps est très bien conçu mais il ne l’est pas pour courir sur les talons.

L’amorti est important et certains ont une capacité de « restitution » d’énergie

De toute manière ça ne colle pas avec la “foulée parfaite”. Et oui une bonne foulée, surtout sur du long est une foulée économique. Un article sera rédigé à ce sujet.

Le confort :

Un paramètre subjectif ! Et oui la notion de confort est propre à chacun, je viens du milieu thermique et il faut savoir qu’il y aura toujours environ 5-10% de personnes qui n’aiment pas la température d’une pièce. Le rapport me direz-vous ? C’est pareil pour les chaussures.

C’est même encore pire, car nous avons tous des pieds différents !

La morphologie du pied et assez complexe quand on regarde toutes les terminaisons nerveuses, musculaires, et osseux.

Il n’y a pas 36 mille solutions, il faut essayer les chaussures et oui il faut se couvrir de ridicules quand tu es le seul débile à courir dans les allées du magasin et que tout le monde te regarde en se disant “mais il nous fait quoi là ? Il s’échauffe pour partir pour un 100 mètres avec ses accélérations !”.

Sauf que quand j’achète une chaussure je sais au moins que je ne suis pas trop mal dedans. Même si ça n’a rien à voir avec les conditions réelles, cela nous permet de nous faire une idée.

Pour ma part, j’ai des pieds fin (une vraie fillette…) Résultat j’ai toujours l’avant de la chaussure qui fait un plie quand je la lace à mon pied.

Certaines marques proposent des tailles sur l’avant du pied comme brooks ou Newbalance. Mais même en trouvant une paire agréable chez New Balance alors que je ne pensais pas trouver mon bonheur, il n’avait pas sur ce modèle, de choix concernant la largeur et il ne faisait pas la demie-pointure nécessaire ! Mince c’est reparti pour mes recherches^^

La réactivité :

J’entends par là l’efficacité de la chaussure à retourner l’énergie que vous avez transmise. Donc nous nous concentrons sur la qualité et la matière de la semelle. Je peux facilement comparer deux types de semelles sur des chaussures que j’ai à la maison. Entre le nimbus 18 de chez Asics et les Boston boost de chez Adidas, ce n’est pas du tout le même effet qui est recherché. Nous avons d’un côté une chaussure qui est faite pour des longues distances et de l’autre une chaussure pour la compétition et la piste, voir pour certains le marathon. Si l’on prend les Boston boost et mes dernières “Noosa” FF de chez Asics, je dirais que sur une séance sur piste, j’ai moins mal aux articulations avec les Asics mais je n’ai pas cet effet de rebond vers l’avant que me procure les Boston Boost !

Le choix est compliqué est-il est souvent conseillé d’avoir une paire de chaussure pour les différentes applications. Après il ne faut pas exagérer, mes compétitions sont souvent les mêmes que mes chaussures de pistes. Les Nimbus que je ne remettrais plus sont pour le long et j’ai deux paires pour le trail aussi. Une paire agressive et une autre pour du long (mes courses du futur si je retrouve mes jambes^^).

Encore une fois la question est de savoir ce que vous voulez vous ?!

Grip :

La semelle est importante pour moi car comme une bonne paire de pneu que vous mettez sur votre vélo, les semelles de vos chaussures sont le contact même entre vous et le sol et donc la restitution de votre effort pour vous propulser vers l’avant.

On regarde souvent le modèle de côté ou de dessus en se concentrant sur l’aspect esthétique mais jamais sur la forme des crampons ou la qualité de son accroche.

Grip chaussure de running

Quand j’ai été chez New Balance on me proposait une chaussure ou la semelle était molle dans son intégralité ! Je n’ose même pas imaginer la durée de vie de cette dernière. Sans parler l’efficacité du grip au bout de quelques sorties.

Je viens surement de réveiller chez certains une vision qu’il avait surement écarté dans leur choix et pourtant pour moi c’est un facteur qui reste dans le top 4.

Le drop :

En parlant de semelle on peut forcément penser au drop. Certains conseils du 12 d’autre du 6. Mais qu’est ce qui est important dans le drop ? Le choix du drop c’est aussi en fonction de votre type de foulée ! Oui si vous croyez qu’on a la même foulée, aller comparer celle de browlee et de vincent Luis à malte lors de la super league au moment de la dernière course à pied.

Bon pour le triathlon, j’ai souvent entendu dire qu’il fallait un drop d’environ 8 (entre 6-10).

Mais bon là encore ça dépend de la course que vous allez faire et de votre sensation à vous.

Il faut peut être expliquer pour certains que le drop est la différence de hauteur que l’on a entre l’arrière et l’avant du pied.

Plus le drop est petit plus votre pied se retrouve à plat. A l’inverse plus le drop est grand plus votre pied se retrouve penché vers l’avant.

Pour ma part je vais essayer pour mon semi de revenir à un drop de 6. On ne passe pas d’un gros à un petit drop en claquant des doigts, pareil pour la qualité de l’amorti. Mais en habituent son corps on peut changer de chaussure et pourquoi pas gagner des secondes voir des minutes en changeant de chaussure. On peut toujours rêver.

La mesh :

Pour moi c’est synonyme avec la respirabilité du pied et aussi le poids. On peut voir de plus en plus de marque proposer des chaussures “tricotées”. Comme me disait un vendeur : « c’est comme les chaussures de foot » (merci de me le dire, le foot et moi ça fait deux). Cela permet d’alléger aussi la chaussure par rapport à une mesh classique, plus rigide.

Elle est pas belle cette mesh verte pour une bonne respirabilité ?

Mais il faut savoir que le corps se régule tout seul. Quand vous faites un effort il est important d’avoir les bons équipements techniques pour permettre à votre corps de ce réguler rapidement. Il en va de même pour les pieds. D’ailleurs les extrémités du corps sont souvent les premiers régulateurs de votre corps. Il n’y a qu’à voir en hiver, vous avez d’abord froid aux mains ou aux pieds avant les bras ou les jambes.

J’aime donc les meshs qui laissent le pied respirer mais ce n’est pas mon premier facteur dans le choix de la chaussure.

La marque :

Et oui on ne peut pas, ne pas en parler ! Certains vous disent que ce n’est pas important. Cependant quand on leur dit de changer pour une autre paire qui est dans une autre marque, vous percevez une certaine réticence à vous croire quand vous dites que la chaussure est excellente. C’est bizarre hein ?

Et oui on a tous des préférences et des formatages concernant les marques.

On a tous nos marques préférés !

Mais parfois, il est temps d’aller vérifier si ce que nous pensons concernant une marque que l’on n’aime pas est toujours d’actualité et pourquoi ? Il faut rester objectif. Aller je retourne voir les modèles chez Hoka, vous savez ceux qui vendent des chaussures pour les personnes qui veulent des amorties de malades. (Après un tour chez eux sur deux salons, je suis déçu par certains modèles mais bon ça fera peut-être l’objet d’un article sur les comparaisons entre différentes marques). Bon j’arrête ma conception erroné, je me remets en question et je fais un choix objectif sur ce que propose la marque.

Mon exemple et mon avis :

En revenant à mon choix pour mes futurs chaussures de running pour mon semi de l’ironman 70.3 des sables d’Olonne.

Personnellement je dirais que mes critères sont les suivant, légèreté, bon grip au sol, drop faible de 6 dans le mini et pas plus de 10, respirabilité bonne, maintien du pied.

Ce sont les plus importants pour moi (à l’heure où je vous parle dans mon contexte et orientation actuelle). Je n’ai pas vraiment défini d’ordre mais c’est la conception que je me fais, aujourd’hui de la chaussure que je veux pour la suite de mes entraînements et compétitions.

Au fur et à mesure vos goûts changent et évolues, il ne faut pas hésiter à se remettre en question sur notre matériel et sur nos besoins réels.

Vous l’aurez compris si vous choisissez une paire de chaussure, il faut dans un premier temps définir VOS critères clés et les lister par ordre d’importance. Sans pour autant vous bloquer dans le choix de la chaussure ! Si vous trouvez une paire qui vous convient dans l’ensemble mais que le premier facteur n’est pas rempli avec cette dernière, posez vous la question de sa réelle importance en regardant la chaussure dans son ensemble et en prenant du recule. Ne passez pas à côté d’une bonne paire.

En ce qui me concerne j’ai craqué pour les Adizero Adios 4, qui fera l’objet d’un article prochainement.

Voilà je pense avoir fait le tour, si vous voyez un oubli pensez à me le signaler dans les commentaires. Et pour ceux qui n’ont pas encore lu l’article sur les lacets auto-bloquants, je vous laisse le lien ici.

Et à donner des avis sur les chaussures que vous avez et pourquoi ces dernières ?

Aller à vos chaussures !

Guigui

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